Comment clarifier la todolist en équipe

C’est le tout début. Le kick-off.
Celles qui sont là veulent avancer. On rêve à ce que donnera le projet terminé, à l’impact, à ce que ça va changer pour les utilisatrices. Et puis très vite, l’impatience monte : « Bon, et maintenant, on fait un planning ? »

Ralentis.

Avant de dégainer les deadlines et les rétroplannings, je propose autre chose : un petit détour par le dressing. Oui, le dressing.

On prend tous les post-its du brainstorming, et on les classe… par taille de T-shirt.
XS, S, M, L, XL, XXL.

Pourquoi ? Parce que c’est simple. Visuel. Et surtout ça déclenche trois conversations puissantes.

1. La conversation sur la valeur
Est-ce que l’effort nécessaire pour réaliser cette tâche est proportionné à l’impact qu’elle aura ?
Parfois, une énorme idée n’apporte pas tant de valeur que ça. Parfois, un petit détail change tout.
Mettre les post-its côte à côte, par taille perçue, fait remonter ces tensions-là. Et ça permet de faire des choix en conscience.

2. La conversation sur les divergences
Tu crois que ce post-it, c’est du XS. Ta collègue le voit en XL.
Plutôt que d’arbitrer, on ouvre la discussion : qu’est-ce qui fait qu’on voit les choses si différemment ?
Souvent, ce n’est pas qu’on n’est pas d’accord : c’est qu’on ne parlait pas exactement de la même chose.
Et là, hop, clarification.

3. La conversation sur les mastodontes
Quand une tâche est classée XL ou XXL, il y a deux options.
➊ Elle est trop grosse, alors on la découpe. On verra mieux ce qu’il y a concrètement à faire, et on pourra vraiment la plannifier.
➋ Elle est là parce qu’on n’a aucune idée de combien de temps ça va prendre… alors la première tâche c’est d’enquêter.

C’est pas la taille qui compte. C’est la conversation qu’elle déclenche.

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